Le fonctionnement centralisé, trop souvent sur le mode de l’urgence, de l’université contraint chacun·e à se débrouiller pour faire face aux demandes des services de la Présidence et parfois même à des injonctions contradictoires. La surcharge de travail qui incombe aux personnels toutes catégories confondues, l’accroissement des tâches administratives pour les enseignant·e·s, les enseignant·e·s-chercheur·e·s et les chercheur·e·s parce qu’il manque des personnels administratifs, le pilotage purement comptable au détriment de la qualité, l’impossibilité de faire valoir ce qui compte vraiment, des méthodes de management qui à certains endroits provoquent de la souffrance sont autant d’éléments avec lesquels il faut rompre. Les situations sont plus ou moins dégradées selon les composantes et pas forcément pour les mêmes raisons.

Résoudre les problèmes nécessite de faire du sur-mesure, mais nous pouvons d’ores-et-déjà nous engager sur les principes qui guideront notre action :

  • Stabiliser les équipes par un recrutement anticipé, grâce à une analyse sur 5 ans des nécessités de service ;

  • Redonner du pouvoir d'agir à tous les personnels par l'initiative et la collégialité ;

  • Fluidifier la gestion, par une décentralisation, par une simplification des procédures de décision ;

  • Mettre fin aux situations de souffrance au travail. Ces situations de souffrance, de mal-être, peuvent être le fait de relations inter-individuelles dégradées ou nocives. Elles sont très souvent le résulat de problèmes de travail enkystés. Signaler, faire un diagnostic et résoudre les problèmes doivent être faits systématiquement et le plus rapidement possible, en collaboration avec le CHSCT (la formation spécialisée en matière de santé, sécurité et de conditions de travail des futurs comités sociaux d'administration) pour les situations collectives ;

  • Mieux reconnaître l’engagement dans les instances de l’université. Les comités technique (CT) et d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) sont des instances statutaires paritaires avec une représentation syndicale. La parité syndicale est beaucoup trop peu entendue et son travail - considérable et éclairant pour l'administration - repose sur le bénévolat de ses membres.

  • Faire de la prévention des risques psychosociaux une priorité, conformément à l’accord-cadre du 22 octobre 2013 concernant la prévention des risques psychosociaux dans la fonction publique de l’État. En particulier nous nous engageons sur les points suivants :
    • mener des politiques contribuant à supprimer ou, à défaut, réduire les tensions au travail qui pèsent sur les personnels ;
    • redonner plus d’autonomie et de marge de manœuvre ;
    • favoriser le dialogue et les échanges sur le travail et au sein des équipes de travail, notamment en donnant aux instances représentatives des personnels les moyens de leur action ;
    • veiller au respect des règles professionnelles et déontologiques de tous dans le cadre des valeurs portées par la fonction publique.

  • Repenser le système d’informations de telle sorte qu’il soit ajusté aux nécessités du travail, contribuant ainsi à supprimer des tâches inutiles, surchargeant et irritant l’ensemble du personnel ;

  • Rendre effectif la mise en place de processus pour l'accueil d'invités (professeurs, chercheurs) afin de rendre leur arrivée simple : logement, documents administratifs et financiers, ...

  • Avoir une communication régulière et synthétique de la présidence vers les personnels pour les informer des orientations, des décisions, des nouveaux projets de l’université ;

dans un cadre propice...

Outre le travail proprement dit, notre université doit être, sur l’ensemble des campus, un lieu où il fait bon être et travailler. C’est pourquoi nous nous engageons à :

  • Favoriser et étendre le télétravail et les aménagements d’horaire dans l’intérêt des personnels (ex : un 100% sur 4,5 jours) dans le respect des contraintes du service. Selon les catégories professionnelles, les personnels de l’université n’ont pas la même maîtrise de leur temps de travail à l’université. Or, les progrès techniques et technologiques permettent aujourd’hui de redéfinir les obligations de présence pour tous et toutes. Cet aspect contribue à la qualité de vie au travail et hors travail ;

  • Créer un comité d’action sociale, à l’instar de ce qui existe déjà dans d’autres universités, en faveur de tous les personnels de l'université, titulaires et contractuels. Celui-ci permet, outre de bénéficier de tarifs préférentiels sur différents types d’activités ou services, de partager des moments conviviaux, propices à développer du bon vivre ensemble.

... et dans un environnement accueillant et durable :

  • Procéder aux travaux nécessaires à un accueil correct des personnes en situation de handicap;
  • Créer une université écologiquement durable, développer l'énergie renouvelable au sein des campus (chauffage, éclairage);
  • Entamer un processus de réhabilitation des locaux (amphis, salles de TP/TD, toilettes…) et de l'éclairage extérieur (cf. volet Campus et Environnement) ;
  • Aménager les espaces verts ;
  • Créer des espaces de détente et de rencontre pour tous les campus;
  • Revoir les accès à l'université en tenant compte des contraintes des personnels et des étudiants ;
  • Améliorer la signalétique ;
  • Rationaliser et réhabiliter les espaces pour augmenter le nombre de place de parking.
  • Encourager et faciliter la pratique sportive et l'accès aux activités culturelles : adapter les horaires de travail, augmenter les manifestations culturelles sur tous les campus, réhabiliter les locaux de la Chaufferie. Imaginer une salle polyvalente pour les événements, les rencontres culturelles, entre temps utiliser des lieux existants.
  • Soutenir les activités sportives, en ayant un budget adapté, en favorisant et valorisant le sport de haut niveau.
  • Faciliter les accès aux campus, rationaliser et réhabiliter les espaces pour augmenter le nombre de place de parking pour les automobiles, les deux-roues motorisées et les vélos dans des lieux sécurisés. Développer une plateforme de co-voiturage ;
  • Proposer des conventions de co-financements aux mairies de nos campus pour des crèches ou garderies. D’ores et déjà, nous instruirons la proposition de la ville de Villetaneuse de la cogestion d’une crèche ;
  • Obtenir (enfin!) un accès pour tous à la médecine du travail. Des pistes sont actuellement explorées, il est impératif qu’une solution soit trouvée rapidement pour un problème existant depuis trop longtemps.