• Négocier une dotation ministérielle plus juste
  • Augmenter nos recettes
  • Avoir une vraie politique d'investissement
  • et une présidence sobre (réduction des primes des VP de 20%)

Notre université doit avoir les moyens de ses ambitions. Pour la recherche, pour les formations, pour le territoire, mais aussi pour la reconnaissance du personnel qui s’implique fortement pour que vive l’université. Cet objectif guidera notre action.

Pour cela, nous envisageons plusieurs axes d’attaque :

Nous devrons mieux savoir dépenser mais nous devrons surtout augmenter nos recettes. Pour ce faire, il sera nécessaire de convaincre le ministère d'enfin accorder une dotation conforme à nos besoins, d'élargir notre spectre de recherche de financements, d'augmenter nos fonds propres. Pour obtenir du ministère une dotation plus importante, nous ferons valoir tous nos atouts et nos spécificités, avec conviction et énergie. Nous ne serons néanmoins convaincants que si nous sommes en mesure de présenter un projet d'établissement ambitieux, cohérent et réaliste.


Les choix budgétaires doivent concrétiser les actions à entreprendre pour le développement de notre université. Le CA doit pleinement jouer son rôle, et en particulier être le lieu de débats sur les orientations majeures, qui engagent l’université. En particulier, nous aborderons les questions budgétaires sous un angle pluriannel afin d’anticiper les évolutions de l’université. Nous nous engageons en outre à rendre régulièrement publics ces choix, de manière lisible, bien au-delà des textes réglementaires actuels. Le budget dépend en grande partie de dépenses non compressibles et d’autres qui relèvent de la politique universitaire. Il est de plus contraint par les réformes successives qui ont mis à mal le niveau de notre dotation globale de fonctionnement. Nous ne sommes pas des démagogues et ne promettons pas de faire des miracles : l'argent ne coulera pas à flot et il est impossible à l'heure actuelle de doubler le nombre de fonctionnaires à l’université. Pour autant, nos revendications sont légitimes et doivent être entendues. Néanmoins, nous proposons un projet juste et ambitieux, qui doit permettre à notre université de pleinement remplir ses missions.

La construction budgétaire doit se faire :

  • à partir des évolutions souhaitées ou prévisibles de la recherche et de la formation,
  • à partir des besoins des composantes sur le modèle des BPI des IUT et de l'Institut Galilée, qui doivent être étendus aux UFR et les besoins des différents services centraux,
  • à partir des  besoins exprimés lors des dialogues de gestion qu'a la direction de l'université avec les IUT, l'Institut Galilée, les UFR et les services.
 
La commission des moyens et la commission des postes (EC et BIATSS) doivent jouer leur rôle de conseil dans cette démarche et faire des propositions au CAC et au CA. Ce n'est que par la délibération collective que nous éviterons le favoritisme.

Nous agirons de la manière suivante :

  • Défendre ardemment et sans relâche une dotation revalorisée au MESRI en faisant valoir nos projets, nos atouts, notre mission particulière d’insertion au sein du territoire. Nous rappelerons que l'université assure des missions de service public et d'aménagement du territoire : nous mettrons donc l'Etat en face de ses responsabilités, pour une compensation totale du GVT par exemple ;

  • Répondre à des appels à projets régionaux, nationaux, européens, internationaux qui s’intègrent dans nos perspectives. Nous nous appuierons sur les structures existantes (BRED, cellules pour certaines composantes) pour développer leur travail de veille sur les appels à projets et d'aide aux enseignant·e·s et les enseignant·e·s-chercheur·e·s à rédiger les réponses à ces appels ;

  • Soumettre nos projets au fond social européen (FSE). Ces fonds sont très peu exploités et pourtant totalement en adéquation avec nos missions sur le territoire de la Seine-Saint-Denis ;

  • Avoir une politique d’ouverture de formations continues et en apprentissage et d’offres de services d’expertise aux entreprises partenaires ;

  • Investir dans un système énergétique performant, plus économique et écologique ;

  • Étudier les postes de dépenses pour proposer des solutions plus économiques à service équivalent (par exemple, la réduction des photocopies, des locations de voiture) ;

  • Baisser de 20 % les primes des vice-président·e·s. Ajuster les primes et/ou décharges des chargé·e·s de mission.

Quelques repères :

À titre d’information, quelques éléments issus du budget prévisionnel pour l’année 2020. En particulier, il est à noter que le personnel prévu est très en-deçà du plafond d’emplois accepté par le ministère, et très inférieur à ce que le ministère a lui-même chiffré. Notons aussi le fait que les dépenses sont bien supérieures aux recettes prévues.

Côté dépenses, le budget prévoit :

  • 149,8 millions d’euros en Personnel, soit 80,3 % des dépenses totales
  • 30,1 millions d’euros en Fonctionnement, soit 16,1 % des dépenses totales
  • 6,7 millions d’euros en Investissement, soit 3,6 % des dépenses totales

Soit un total de 186,7 millions d’euros.

Côté recettes, le budget prévoit :

  • 151,5 millions d’euros de dotation de l’état (SCSP, subvention pour charges de service public), soit 82,7 % des recettes totales
  • 5,9 millions d’euros pour les autres financements de l’état, soit 3,2 % des recettes totales
  • 4,1 millions d’euros pour les autres financements publics, soit 2,3 % des recettes totales
  • 20,8 millions d’euros pour les recettes propres, soit 11,3 % des recettes totales
  • 0,9 millions d’euros pour la CVEC, soit 0,5 % des recettes totales

Soit un total de 183,3 millions d’euros.

Côté personnel, on décompte 2283 ETPT (équivalent temps plein travaillé) :

  • 1659 ETPT sont des emplois titulaires, soit 72,7 % du total, dont 203 sont financés sur les fonds propres. 1015 ETPT sont des E, C ou EC et 644 sont BIATSS.
  • 36 sont des contractuel·le·s en CDI, soit 1,5 %. 9 ETPT sont des E, C ou EC financés par des ressources de l’État et 27 sont BIATSS et financés sur fonds propres.
  • 588 sont des contractuel·le·s en CDD, soit 25,8 %. 311 ETPT sont financés par des ressources de l’État et 304 sur fonds propres. 271 sont E, C ou EC et 317 des BIATSS.